950
euros : prix comprend billet d’avion A/R Paris-Cayenne,
transfert en bus de l’aéroport à Saint-Laurent
du Maroni, 5 nuits chez l’habitant avec PDJ et repas du
soir, pirogue A/R Saint-Laurent/ MaIman A/R, une nuit en pension
complète à Maïman, le pass festival.
Imaginez
le vertige des côtes d’Amazonie et du vert infini
du poumon de la Terre, la forêt amazonienne, des fleuves
balaises qui s'enchevêtrent dans une nature surpuissante.
La Guyane Française, terre de paradoxe, abrite une mixité
unique au monde. Amérindiens, Noirs-Marrons, Créoles,
Javanais, Hmongs, Chinois, Brésiliens, Indous, Dominicains,
Haïtiens ou encore Métropolitains, tous sont guyanais.
La Guyane, creuset d’une flore et d’une faune extraordinaires,
est pourtant malmenée par la cupidité de la «
Civilisation Néolibérale ». Orpailleurs
qui éventrent et polluent fleuves et forêt, spéculateurs
pharmaceutiques qui s’approprient à coup de brevets
les terres amérindiennes, retombées de scories
qui trouent la canopée liées à l’industrie
spatiale, projets de routes qui déséquilibrent
l’écosystème et tue l’économie
locale, tentatives d’un tourisme de masse, contribuent
à l’appauvrissement des richesses, de l’
environnement et des cultures « minoritaires » qui
subissent, par conséquent, de profondes et alarmantes
mutations. Nous ne le dénoncerons jamais assez.
C’est
au coeur d’une de ces cultures « minoritaires »,
durant le festival des Transamazoniennes, que nous vous convions.
Celle des descendants des esclaves révoltés qui
ont fui à travers la forêt entre le XVII° et
XIV° siècles, pour s’installer le long de certains
fleuves, principalement le Maroni, au Surinam et en Guyane en
préservant leurs modes de vie traditionnels africains
et leur liberté : celle des Noirs-Marrons.
Tremplin international, le festival guyanais Transamazoniennes
a investi l'enceinte de l'ancien bagne de Saint-Laurent du Maroni,
ville frontière avec le Surinam. Il y accueille les plus
brillants représentants de la jungle culturelle du plateau
des Guyanes. Des groupes d'aléké, d'awassa, de
kawina, de reggae, de ragga ou de bigi pokoe débarquent
de leurs pirogues, en provenance des villages implantés
tout au long du fleuve Maroni. D'autres viennent de Cayenne,
de Kourou ou de Paramaribo, la capitale du Surinam. Au-delà
de la scène locale, le festival Transamazoniennes propose
une programmation internationale. Le Camp de la transportation
abandonne dès lors son vieil aspect carcéral pour
recevoir des milliers de spectateurs.
Depuis sa première édition en 1997, le festival
a acquis une véritable respectabilité. Il a généré
un prodigieux travail de structuration. Il a organisé
la promotion des cultures et des musiques du Maroni en Europe,
au Canada, aux Etats-Unis, au Brésil…
Aujourd'hui, au-delà de l'événement lui-même,
des concerts réguliers sont organisés, des disques
enregistrés dans un studio professionnel, des échanges
initiés entre jeunes musiciens guyanais et européens
et se développe un projet de Centre Culturel de Rencontre
au sein même de l'ancien bagne. Loin des projets d'autoroute
éventrant la forêt amazonienne, les Transamazoniennes
ouvrent l'esprit, élèvent l'art en moyen d'expression
au service du partage avec l'autre : de l'interculturel pour
une société pluriethnique.
A noter
que l’édition 2004 invitera une cinquantaine d’artistes
haïtiens afin de commémorer le bicentenaire de l’indépendance
d’Haïti.
Le
programme de la semaine :
1° jour
: Départ le matin de Paris.
Arrivée
à Cayenne (Aéroport de Rochambeau). Transfert
à Saint-Laurent avec les artistes. Installation, distribution
des passes, logement chez l’habitant.
2° jour
: Immersion directe sur le fleuve Maroni, qui marque la frontière
entre la Guyane Française et le Surinam. Pirogue jusqu’à
Maïman village des Spoïtys Boys, le groupe de Kawina
(musique traditionnelle noire-marron) le plus renommé.
Logement dans le centre d’hébergement qu’ils
ont construit, leur permettant de financer leur enregistrements,
d’acheter leur matériel, d’améliorer
leur quotidien…Maïman domine le fleuve et offre aux
yeux, une perspective imprenable sur le Maroni.
3° jour
: Petit déjeuner et déjeuner à Maïman.
Retour à Saint-Laurent en pirogue musicale avec les Spoïty
Boys ( vous n’avez jamais vécu ça), en fin
d’après-midi.
Soir, Ouverture
du festival. Repas sur le site.
4° jour
:Matin petit déjeuner libre sur le magnifique marché
hebdomadaire de Saint-Laurent (conseillé). Un marché
vivant et coloré où toutes les communautés
se retrouvent et vendent leur production (produit de l’agriculture,
artisanat…)
5° jour
: Matin : PDJ chez l’habitant. Repas midi libre. Soir,
festival. Dîner sur le site
6° jour
: Journée libre à Saint-Laurent. Possibilité
d’aller en pirogue à Albina (Surinam), la ville
sœur de Saint-Laurent, de l’autre côté
du fleuve. Normalement pour se rendre au Surinam il est obligatoire
d’avoir un visa, mais pour traverser le fleuve pour Albina
cela n’est pas nécessaire. Négociez la pirogue
à l’embarcadère avec les piroguiers noirs-marrons,
comptez 5 Euros par traversée (pas besoin d’attendre
le bac international qui ne marche que très rarement
et pour lequel vous seriez obligé d’avoir un visa.
Et puis la pirogue c’est nettement plus amusant). PDJ
et repas du soir chez l’habitant. Nuit à Saint-Laurent.
7° jour
: PDJ, Départ pour Cayenne, possibilité de visite
du musée, journée libre à Cayenne puis
départ pour Paris en soirée (via Port Au Prince).
8° jour
: Arrivée en matinée à Paris.
Hébergement
Chez l’habitant en chambre simple, double ou multiple.
Prévoir
un hamac (c’est très confortable).
Nourriture
- Chez l’habitant :
Base de
l’alimentation : le riz avec poisson du fleuve, gibier
de la jungle (cochon-bois). Spécialités de ragoût
ou de poisson boucané (technique de cuisson).
- Restauration
libre :
Terre extrêmement
métissée donc, on peut manger également
asiatique ou métropolitain (français).
Ceci sans
compter les jus de fruits pressés excellents.
Climat
La Guyane
se trouve sous un climat équatorial que se présente
sous la forme d'une forte humidité (80% au minimum) tempéré
par les alizés. La température reste autours de
26° C tout le long de l'année avec des périodes
plus ou moins humides.
• d'avril à juillet : grande saison des pluies.
• de mi-juillet à mi-novembre : grande saison sèche.
• de mi-novembre à février : petite saison
des pluies.
• en mars : petite saison sèche.
Toutes les nuits à
Saint-Laurent sont chez l’habitant. A l’heure où
nous imprimons ces pages, la programmation du festival n’est
pas encore bouclée. Visitez régulièrement
notre site pour vous tenir au courant.
A
prévoir avant le départ
Formalités
pour les ressortissants français :
Pour les
ressortissants français: Carte Nationale d'identité
en cours de validité ou passeport.
Précautions
sanitaires :
Comme dans
tous les pays tropicaux, les moustiques peuvent être vecteurs
de plusieurs maladies infectieuses. En Guyane, ils véhiculent
le paludisme, la dengue et la fièvre jaune.
Contre le paludisme et la dengue, il n'existe pas de vaccin,
mais il est possible de se prémunir du risque de paludisme
par un traitement préventif.
Le vaccin
contre la fièvre jaune est par contre obligatoire (à
l'exception des enfants de -1 an et des détenteurs d'un
certificat de contre-indication) pour un séjour en Guyane
et doit être injecté 10 jours minimum avant le
départ. Il est valide 10 ans, totalement indolore, sans
contre-indication majeure et n'entraîne pas de réaction.
La prévention contre les piqûres de moustiques
est la première mesure de prévention du paludisme
dans les zones à risques en Guyane. En dehors de ces
zones, elle demeure nécessaire pour éviter la
dengue, ainsi que pour votre confort.
Bon
à savoir
Dans votre sac à dos, vous emporterez :
- un répulsif, pour éloigner les moustiques.
- une bouteille d'eau, car la chaleur ambiante, les efforts
et la transpiration donnent soif.
- une trousse de secours sommaire.
- une lampe de poche.
- un poncho,
très utile en saison des pluies.
- un hamac
Mémo
Avant le voyage :
- Les vaccins
- Vaccination
fièvre jaune obligatoire
- Comme
tout bon voyageur, vous veillerez également à
la mise à jour des autres vaccins obligatoires (tétanos
et polio).
- Les vaccins contre les hépatites A et B, sont conseillés.
- La prise d'aspirine contre les maux de tête ou la fièvre
n'est pas recommandée (formellement contre-indiquée
en cas de Dengue) : ayez le réflexe Paracétamol.
- Traitement préventif contre le paludisme : A voir avec
votre médecin traitant. Ces traitements ne sont pas remboursés
par la sécurité sociale.
Pendant
le voyage :
Se protéger des moustiques dans les zones à risque
(vêtements protecteurs, répulsifs, moustiquaires
imprégnées).
Poursuivre, s'il a été entrepris, le traitement
contre le paludisme.
Consulter rapidement un médecin sur place en cas de fièvre.
Après
le voyage :
Continuer,
s'il a été entrepris, le traitement anti-paludéen
pendant 4 semaines après le retour.
Consultez votre médecin en cas de fièvre ou de
symptômes inexpliqués, en l'informant de votre
séjour en Amérique du Sud.