Voyage musical en pays Noir-Marron
Dans les coulisses d’un festival hallucinant : Les Transamazoniennes. Du 27 octobre au 3 novembre 2004
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950 euros : prix comprend billet d’avion A/R Paris-Cayenne, transfert en bus de l’aéroport à Saint-Laurent du Maroni, 5 nuits chez l’habitant avec PDJ et repas du soir, pirogue A/R Saint-Laurent/ MaIman A/R, une nuit en pension complète à Maïman, le pass festival.

Imaginez le vertige des côtes d’Amazonie et du vert infini du poumon de la Terre, la forêt amazonienne, des fleuves balaises qui s'enchevêtrent dans une nature surpuissante. La Guyane Française, terre de paradoxe, abrite une mixité unique au monde. Amérindiens, Noirs-Marrons, Créoles, Javanais, Hmongs, Chinois, Brésiliens, Indous, Dominicains, Haïtiens ou encore Métropolitains, tous sont guyanais. La Guyane, creuset d’une flore et d’une faune extraordinaires, est pourtant malmenée par la cupidité de la « Civilisation Néolibérale ». Orpailleurs qui éventrent et polluent fleuves et forêt, spéculateurs pharmaceutiques qui s’approprient à coup de brevets les terres amérindiennes, retombées de scories qui trouent la canopée liées à l’industrie spatiale, projets de routes qui déséquilibrent l’écosystème et tue l’économie locale, tentatives d’un tourisme de masse, contribuent à l’appauvrissement des richesses, de l’ environnement et des cultures « minoritaires » qui subissent, par conséquent, de profondes et alarmantes mutations. Nous ne le dénoncerons jamais assez.

C’est au coeur d’une de ces cultures « minoritaires », durant le festival des Transamazoniennes, que nous vous convions. Celle des descendants des esclaves révoltés qui ont fui à travers la forêt entre le XVII° et XIV° siècles, pour s’installer le long de certains fleuves, principalement le Maroni, au Surinam et en Guyane en préservant leurs modes de vie traditionnels africains et leur liberté : celle des Noirs-Marrons.
Tremplin international, le festival guyanais Transamazoniennes a investi l'enceinte de l'ancien bagne de Saint-Laurent du Maroni, ville frontière avec le Surinam. Il y accueille les plus brillants représentants de la jungle culturelle du plateau des Guyanes. Des groupes d'aléké, d'awassa, de kawina, de reggae, de ragga ou de bigi pokoe débarquent de leurs pirogues, en provenance des villages implantés tout au long du fleuve Maroni. D'autres viennent de Cayenne, de Kourou ou de Paramaribo, la capitale du Surinam. Au-delà de la scène locale, le festival Transamazoniennes propose une programmation internationale. Le Camp de la transportation abandonne dès lors son vieil aspect carcéral pour recevoir des milliers de spectateurs.
Depuis sa première édition en 1997, le festival a acquis une véritable respectabilité. Il a généré un prodigieux travail de structuration. Il a organisé la promotion des cultures et des musiques du Maroni en Europe, au Canada, aux Etats-Unis, au Brésil…
Aujourd'hui, au-delà de l'événement lui-même, des concerts réguliers sont organisés, des disques enregistrés dans un studio professionnel, des échanges initiés entre jeunes musiciens guyanais et européens et se développe un projet de Centre Culturel de Rencontre au sein même de l'ancien bagne. Loin des projets d'autoroute éventrant la forêt amazonienne, les Transamazoniennes ouvrent l'esprit, élèvent l'art en moyen d'expression au service du partage avec l'autre : de l'interculturel pour une société pluriethnique.

A noter que l’édition 2004 invitera une cinquantaine d’artistes haïtiens afin de commémorer le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti.

Le programme de la semaine :

1° jour : Départ le matin de Paris.

Arrivée à Cayenne (Aéroport de Rochambeau). Transfert à Saint-Laurent avec les artistes. Installation, distribution des passes, logement chez l’habitant.

2° jour : Immersion directe sur le fleuve Maroni, qui marque la frontière entre la Guyane Française et le Surinam. Pirogue jusqu’à Maïman village des Spoïtys Boys, le groupe de Kawina (musique traditionnelle noire-marron) le plus renommé. Logement dans le centre d’hébergement qu’ils ont construit, leur permettant de financer leur enregistrements, d’acheter leur matériel, d’améliorer leur quotidien…Maïman domine le fleuve et offre aux yeux, une perspective imprenable sur le Maroni.

3° jour : Petit déjeuner et déjeuner à Maïman. Retour à Saint-Laurent en pirogue musicale avec les Spoïty Boys ( vous n’avez jamais vécu ça), en fin d’après-midi.

Soir, Ouverture du festival. Repas sur le site.

4° jour :Matin petit déjeuner libre sur le magnifique marché hebdomadaire de Saint-Laurent (conseillé). Un marché vivant et coloré où toutes les communautés se retrouvent et vendent leur production (produit de l’agriculture, artisanat…)

5° jour : Matin : PDJ chez l’habitant. Repas midi libre. Soir, festival. Dîner sur le site

6° jour : Journée libre à Saint-Laurent. Possibilité d’aller en pirogue à Albina (Surinam), la ville sœur de Saint-Laurent, de l’autre côté du fleuve. Normalement pour se rendre au Surinam il est obligatoire d’avoir un visa, mais pour traverser le fleuve pour Albina cela n’est pas nécessaire. Négociez la pirogue à l’embarcadère avec les piroguiers noirs-marrons, comptez 5 Euros par traversée (pas besoin d’attendre le bac international qui ne marche que très rarement et pour lequel vous seriez obligé d’avoir un visa. Et puis la pirogue c’est nettement plus amusant). PDJ et repas du soir chez l’habitant. Nuit à Saint-Laurent.

7° jour : PDJ, Départ pour Cayenne, possibilité de visite du musée, journée libre à Cayenne puis départ pour Paris en soirée (via Port Au Prince).

8° jour : Arrivée en matinée à Paris.

Hébergement


Chez l’habitant en chambre simple, double ou multiple.

Prévoir un hamac (c’est très confortable).

Nourriture


- Chez l’habitant :

Base de l’alimentation : le riz avec poisson du fleuve, gibier de la jungle (cochon-bois). Spécialités de ragoût ou de poisson boucané (technique de cuisson).

- Restauration libre :

Terre extrêmement métissée donc, on peut manger également asiatique ou métropolitain (français).

Ceci sans compter les jus de fruits pressés excellents.

Climat

La Guyane se trouve sous un climat équatorial que se présente sous la forme d'une forte humidité (80% au minimum) tempéré par les alizés. La température reste autours de 26° C tout le long de l'année avec des périodes plus ou moins humides.
• d'avril à juillet : grande saison des pluies.
• de mi-juillet à mi-novembre : grande saison sèche.
• de mi-novembre à février : petite saison des pluies.
• en mars : petite saison sèche.


Toutes les nuits à Saint-Laurent sont chez l’habitant. A l’heure où nous imprimons ces pages, la programmation du festival n’est pas encore bouclée. Visitez régulièrement notre site pour vous tenir au courant.

A prévoir avant le départ

Formalités pour les ressortissants français :

Pour les ressortissants français: Carte Nationale d'identité en cours de validité ou passeport.

Précautions sanitaires :

Comme dans tous les pays tropicaux, les moustiques peuvent être vecteurs de plusieurs maladies infectieuses. En Guyane, ils véhiculent le paludisme, la dengue et la fièvre jaune.
Contre le paludisme et la dengue, il n'existe pas de vaccin, mais il est possible de se prémunir du risque de paludisme par un traitement préventif.

Le vaccin contre la fièvre jaune est par contre obligatoire (à l'exception des enfants de -1 an et des détenteurs d'un certificat de contre-indication) pour un séjour en Guyane et doit être injecté 10 jours minimum avant le départ. Il est valide 10 ans, totalement indolore, sans contre-indication majeure et n'entraîne pas de réaction. La prévention contre les piqûres de moustiques est la première mesure de prévention du paludisme dans les zones à risques en Guyane. En dehors de ces zones, elle demeure nécessaire pour éviter la dengue, ainsi que pour votre confort.

Bon à savoir


Dans votre sac à dos, vous emporterez :
- un répulsif, pour éloigner les moustiques.
- une bouteille d'eau, car la chaleur ambiante, les efforts et la transpiration donnent soif.
- une trousse de secours sommaire.
- une lampe de poche.

- un poncho, très utile en saison des pluies.

- un hamac

Mémo


Avant le voyage :

- Les vaccins

- Vaccination fièvre jaune obligatoire

- Comme tout bon voyageur, vous veillerez également à la mise à jour des autres vaccins obligatoires (tétanos et polio).
- Les vaccins contre les hépatites A et B, sont conseillés.
- La prise d'aspirine contre les maux de tête ou la fièvre n'est pas recommandée (formellement contre-indiquée en cas de Dengue) : ayez le réflexe Paracétamol.
- Traitement préventif contre le paludisme : A voir avec votre médecin traitant. Ces traitements ne sont pas remboursés par la sécurité sociale.

Pendant le voyage :
Se protéger des moustiques dans les zones à risque (vêtements protecteurs, répulsifs, moustiquaires imprégnées).
Poursuivre, s'il a été entrepris, le traitement contre le paludisme.
Consulter rapidement un médecin sur place en cas de fièvre.

Après le voyage :

Continuer, s'il a été entrepris, le traitement anti-paludéen pendant 4 semaines après le retour.
Consultez votre médecin en cas de fièvre ou de symptômes inexpliqués, en l'informant de votre séjour en Amérique du Sud.