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| CHEZ LES TOUCOULEURS : ( Fouta Toro) Sénégal POURQUOI CE VOYAGE EST-IL SOLIDAIRE ? Parce que vous ne vivrez qu’avec la communauté sénégalaise,
bien loin des lieux touristiques, tant à Dakar que, bien sûr, à l’intérieur
des terres. Vous vivrez avec des familles ou des amis à nous.
Les occasions de discuter, d’échanger, sont multiples
et la notion du temps est autre. Votre voyage permet de donner des
impulsions dans votre propre vie comme dans celle de vos hôtes.
C’est en quelque sorte, l’élargissement d’une
grande famille informelle, la convergence de sensibilités, loin
des contingences du système dominant. Voyager dans ces conditions,
c’est justement accepter ces dites conditions locales, sans artifice.
Dans ce sens voyager cela se mérite, c’est presque un
sacerdoce. Mais la finalité en termes d’échange
humain ne souffre d’aucune comparaison. Ce voyage a été établi à la demande des habitants de Thilogne et avec eux. Il a été réalisé entre amis, en étroite collaboration avec les associations de développement qui travaillent sur place. Et c’est cela le plus important.
Proposer la destination du Sénégal dans le cadre d’un
tourisme solidaire et de découverte culturelle est tout à fait
pertinent. En effet, même si ce pays reste une des destinations
d’Afrique des plus demandées, il n’en recèle
pas moins un nombre de facettes absolument méconnues, loin des
clubs de vacances. D’abord c’est un coup de cœur que
nous avons, ensuite c’est un pays dont la richesse culturelle
est surprenante. La seule manière (si vous n'y partez ni pour
travailler ni en mission) est de vivre avec ses extraordinaires habitants.
Les Sénégalais ont un humour légendaire, ils sont
ouverts, doux et par-dessus tout hospitaliers. Le Sénégal
n'est -il pas surnommé le Pays de la TERANGA (terre d'accueil
en wolof) ? Vous pouvez donc partir à tout moment dans l’année ou plus particulièrement pendant les Journées Culturelles de Thilogne renommées aujourd’hui Forum Intenational Culturel pour le Développement. Il faut préciser que le Sénégal compte 90% de musulmans, les conférences islamiques sont proposées car Thilogne est une ville maraboutique qui accueille une importante école coranique. L’Islam fait donc partie intégrante de la culture des foutankés (habitants du Fouta). Il suffit de voir l’impressionnante mosquée blanche et verte qui vient d’être inaugurée en 2002. Les thilognois appartiennent à la confrérie Tidjiane. On peut dénombrer au Sénégal, cinq confréries musulmanes principales qui cohabitent parfaitement avec les religions traditionnelles et catholique. Vous aurez l’occasion durant ce voyage de découvrir deux de ces confréries les Baye-Fall qui s’inscrivent dans la lignée du mouridisme, et les Tidjianes. Au Sénégal, les Baye-Fall sont assez controversés et le peuple Toucouleur (de confession tidjiane) isolé est délaissé par l’Etat. LE PROGRAMME Ce programme est réalisable à partir de 1 personne, et ce, jusqu’à six personnes. Pourquoi six personnes maximum ? Nous voulons conserver le contact
humain tout en restant en harmonie avec la nature. Notre mission
est de vous
amener là où très
peu de gens vont. Il est beaucoup plus poli d'arriver en petit comité,
plutôt qu'en horde, dans un village isolé. De plus, il
est plus facile d’entrer en contact et de se faire inviter pour
le rituel des trois thés (par exemple), lorsque l’on est
peu. 1 jour : arrivée à Dakar : accueil par notre réceptif.
Logement en bord de mer au quartier de Yoff. Le seul quartier de Dakar
qui est régit sous une législation traditionnelle). Terre
des Baye-fall (voir ce terme ci-dessous) et de griots.
Il existe plusieurs Foutas. Ce
sont, en simplifiant, des régions
peuplées par les Peuls sédentarisés, peuple nomade à vocation
pastorale et qui a migré dans une très grande partie
du continent. Certains de ces Peuls se sont sédentarisés
et se seraient métissés avec les populations noires originelles
et auraient donné naissance aux Toucouleurs. Mais il s’agit
là d’une hypothèse qui suscite des réserves.
Ainsi, les Toucouleurs pourraient être l’un des multiples
peuples originels contemporains des Peuls, des Sérères
et de bien d’autres encore, constituant ainsi un brassage, un
creuset, des plus passionnants et des plus compliqués. La région qui nous intéresse particulièrement est le Fouta Toro situé le long du fleuve Sénégal, frontière naturelle entre Mauritanie et Sénégal. Le but de ce voyage est d’aller à la rencontre d’une culture riche d’artisanat (tissage principalement) et de musique (Baaba Maal, Mansour Seck et les Frères Guissé en sont de célèbres représentants dont les voix sont aussi ouvertes que les horizons infinis du tout proche Sahara). Mais le Fouta fait-il encore
partie du Sénégal ? C’est
là une question qui hante l’esprit de presque tous les
natifs. En effet outre le problème de la sécheresse,
l’Etat démissionne. La plupart des infrastructures de
la région sont dûes à l’effort de ses habitants
mêmes. A voir la manière dont les forces de la gendarmerie
et les douaniers malmènent ses ressortissants, c’est à se
demander s’ils sont considérés comme des Sénégalais
ou des apatrides. Aller donc à la rencontre des habitants de cette région du Fouta Toro, c’est aller au-devant d’une richesse culturelle pluri-millénaire et encore extrêmement préservée. De par votre seule présence, vous ferez vivre des familles entières qui sont isolées dans un environnement naturel époustouflant mais accablées par des conditions climatiques très dures. La manière, l’angle de vue que nous vous proposons pour ce morceau de vie au Sénégal, vous offriront la possibilité de mesurer le désastre engendré par la société économique dominante. Comment ne pas réagir devant la somme de richesses qui ne sont pas valorisées, laissées pour compte par une politique catastrophique complice (quelquefois malgré elle) de lobbies super puissants européens ou américains qui exploitent ces richesses au détriment du développement économique sénégalais. Votre seule présence crée donc une alternative et une économie endogène.
En quelques kilomètres la température passe de 30°C à 40°C
puis 50° (entre mai et octobre), les baobabs, les légendaires
arbres à palabre, les rizières, la végétation
du littoral, cèdent la place à un paysage désertique.
La route est soumise à des contraintes climatiques rudes. Après
la saison des pluies (lorsqu’il y en a), la route est défoncée
et difficile d’entretien (distance, manque de moyens…),
la conduite doit être prudente. Il n’est pas rare de passer
d’un bas-côté à l’autre de la route
(qui ressemble à ce moment plus à une piste), afin de
trouver le chemin idéal. Vous verrez sûrement le grouillement
des marchés hebdomadaires et vous serez régulièrement
arrêtés par un troupeau de zébus, de chèvres
ou de moutons qui traversent. N’oubliez pas que vous arrivez
au sein d’une tradition pastorale. LA CONFRÉRIE BAYE-FALL Le Baye-Fall, dans l’imagerie populaire de ceux qui vivent très
loin les réalités de cet adepte de Cheikh Ibrahima Fall,
est très souvent perçu à travers de multiples
déformations. VOS HÉBERGEMENTS A Dakar, vous serez logés dans une maison en bord de mer dans le quartier de Yoff. La plage est une langue de sable assez large de trois cents kilomètres qui va jusqu’en Mauritanie. Il ne s’agit en aucun d’une plage-musée ou touristique, au contraire, c’est une plage populaire. Entre les pêcheurs en pirogue qui reviennent avec leurs prises, les troupeaux de chèvres ou de moutons, les carrioles chevaux tractées, les personnes qui font de la lutte sénégalaise ou du foot, celles qui prient encore ou simplement discutent, la vie y est permanente. Durant le reste de votre périple, vous serez logés chez l’habitant. C’est en Afrique et particulièrement au Sénégal, un gage de qualité lorsque l’on connaît l’extraordinaire hospitalité de ses habitants. À la fin de votre séjour, il est de tradition de vous organiser une fête entre amis avec concert intime sur la plage. VOTRE NOURRITURE Notre équipe dakaroise qui vous accueillera vous conduira au marché de Yoff pour acheter riz, manioc ou poisson si vous ne l’avez pas pris “ au cul de la pirogue ”. Et ensuite vous mitonnera des plats traditionnels version “ familiale ”, donc à tomber. Poisson grillé, tilapia, mafé… Dans les terres ce sont également vos hôtes qui font à manger. Inutile de préciser que vous mangerez avec toute la famille et qu’ensuite vous boirez les trois thés. Tout un rituel.
Passeport en cours de validité avec date d'expiration 6 mois après le retour. Vaccin contre la fièvre jaune fortement recommandé (renseignez vous auprès du centre anti-amarl de votre département ou auprès de votre médecin). Prophylaxie anti-paludéenne : Savarine ou équivalent (voir votre médecin). Attention les boîtes de Savarine ne sont pas remboursées par la Sécurité Sociale. Se munir d'un spray répulsif anti-moustiques (5/5 est très efficace). Moustiquaire, si cela peut vraiment vous rassurer. Ne pas boire l'eau du robinet, nos organismes n'y sont pas préparés et l'on peut avoir de mauvaises surprises. Eau minérale en vente partout conseillée (sinon eau des forages issue des nappes phréatiques : eau pure et en général soumise à des contrôles réguliers). N'hésitez pas à apporter si vous possédez des stylos, des ticheurtes publicitaires, du dentifrice, des brosses à dent, des cahiers, du savon... Ces petits cadeaux sont d'une grande valeur en brousse, donc, font de grands bonheurs.
Bon voyage ! |