Pour une autre vision du monde

Depuis les années 70, le tourisme dans " les pays lointains ", a explosé, au point de le qualifier d’industrie. Une industrie qui est devenue un des secteurs de l¹économie des plus florissants, sinon le premier. Elle aurait pu représenter, pour les pays en voie de développement, une véritable manne pour leur économie nationale.

En réalité, la répartition et la redistribution des richesses ne concernent qu’une infime partie des populations. Seule une minorité profite de ce "tourisme de masse.

" Le tourisme a connu le même phénomène de concentration capitalistique que les autres activités économiques de croissance. L'organisation de cette branche s'est faite dans une optique productiviste de la recherche de l'efficacité maximale à n'importe quel prix dans un contexte de guerre économique ".
Quitte " à être assez idiot au point de voyager par plaisir " autant joindre l’utile à l’agréable.
Qu’est-ce que " l’utile ", alors ?
Assurément une autre manière de voyager, qui doit permettre de retrouver l¹homme ami, au centre de son voyage. Un " utile " responsable et citoyen, qui permet une meilleure redistribution des richesses et qui redéfinit, dans son sens premier, les rapports entre les hommes. Un processus qui se réalise principalement au profit des populations concernées.

Cet " utile " joue un rôle essentiel d¹éducation pour le voyageur. Ce voyageur tiraillé entre les tentations de la société de consommation et le désir de voyager autrement, en préservant l¹environnement et en respectant les règles comportementales inhérentes aux cultures des populations hôtes. La présence du voyageur est source de développement et, dans cette dynamique, redéfinit un rapport plus " naturel " avec autrui. Un plaisir supplémentaire, une plus value politique.
Cet " utile ", donc, permet de recentrer son propre comportement et propose de nouvelles possibilités afin de participer à la " construction d¹un monde solidaire " où il tente de valoriser, sans dénaturer, les ressources locales (naturelles, bâties et culturelles).

Il fait prendre conscience aux sociétés locales de leurs richesses et favorise le développement d¹activités durables, génératrices d¹une économie autonome et endogène. Cet " utile " pourrait, ainsi, donner l’opportunité à ces populations de s’organiser en véritable force de proposition alternative : un contre-pouvoir au modèle dominant. L’hégémonie du Libéralisme, exprimée, entre autre, par le prisme du tourisme, profite essentiellement aux groupes de pression qui ont la voie dégagée depuis l¹affaissement du bloc socialiste. Elle se réalise au détriment des besoins des populations (économie, respect de leurs droits).

Cet " utile " peut également faire bénéficier ces sociétés, de formation et d’information afin que les opérateurs, les acteurs locaux, se constituent " en réseaux d’échanges, de concertation et d¹action ".

"L'UTILE " ALTERNATIF : LE TOURISME SOLIDAIRE SELON 4A.
Parce qu'il faut donner des impulsions, même à petite échelle, la multiplication d’actions, individuelles ou collectives, pourront peut-être faire grandir la solidarité internationale.
Préservons les derniers réservoirs d’humanité, par un tourisme responsable, citoyen et solidaire. Il est plus que temps de réfléchir à d’autres formes de relations sociales, économiques, environnementales, culturelles
Interrogeons nous sur " nos comportements de citoyens du monde " pour améliorer notre manière d’appréhender ce qui fait notre monde. Efforçons-nous de respecter, et de faire respecter, la définition d¹une plate-forme éthique. Peut-être, enfin, arriverons-nous à susciter chez les politiques un élan commun vers une autre vision du monde.

Depuis 14 ans que Voyages 4A existe, notre volonté a toujours été de proposer des voyages accessibles au plus grand nombre, c’est à dire à des tarifs bas. Des destinations européennes en bus, couplées le plus souvent possible à des manifestations culturelles (expositions, concerts, festivals...) : " Prague c’est bien, mais avec un concert de David Bowie, c’est encore mieux !".
Voyages 4A est né avec la chute du mur de Berlin en novembre 1989.
À l’époque, un groupe de jeunes Lorrains avait décidé d¹organiser un joli voyage. Le forfait aller-retour en bus jusqu’à Berlin, avec activité massue contre le mur l’après-midi avait alors séduit un bon millier de personnes. La machine était en route...

Depuis 14 ans, nous tentons donc de proposer des alternatives.
C’est donc tout naturellement que nous avons décidé de nous engager un peu plus, nourris de nos utopies, de notre intarissable envie de partager, de titiller les curiosités de chacun. Ouvrir des espaces pour de nouvelles formes d’appréhension du monde ne pouvait se concrétiser sans un réseau d’amis, citoyens de ce monde et sans cette urgence de favoriser, en effet, la constitution d¹une force de proposition, de vie, encore une fois, alternative au système dominant.

De la même manière dont nous proposons nos voyages en bus, les projets qui suivent sont augmentés d¹une dimension culturelle.
Il s’agit d’un tourisme solidaire basé sur l’échange culturel. C¹est un tourisme où l’homme est au centre du voyage, où l’on va donc découvrir un pays, une région dans sa " spécificité naturelle et culturelle ". Nous voulons faire ouvrir, par le truisme de rencontres humaines et culturelles, une autre manière de visiter une région. .

AILLEURS
Les destinations que nous vous proposons sont le résultat des rencontres, d’engagements, de morceaux de vécu d'un trinôme de grands voyageurs : Jacques Pasquier ; Thierry Louis et Vincent Oudot .


Brésil : 15 jours

- Rio De Janeiro - " VOYAGES CHEZ LES SANS-TERRE ".
Séjour participatif de 15 jours au coeur du Mouvement des Sans-terre. A 250 km de Rio De Janeiro, le mouvement populaire des paysans sans-terre travaille au sein d’écoles des municipalités de gauche. Ce voyage est en quelque sorte, une éducation à l’esprit coopératif, où votre présence permettra de contribuer à payer les semences des paysans.
- Sao Luis " Chez les Capoeiristes ".
Stages de capoeira dans les favelas où survivent des projets culturels et des réseaux d¹éducation populaire soutenus par l’actuel gouvernement. Ce voyage permet, par la présence du voyageur, de favoriser, d’ouvrir des espaces d’échanges internationaux dont ces populations sont privées. La survie de ces projets culturels dépend aussi de ces ouvertures.

Amazonie Province d'Amapa. " Sur les chemins traditionnels des Amérindiens : la cueillette des châtaignes ".
Circuit de ramassage des châtaignes notamment, qui permet de développer une coopérative bio. Cette activité ludique pour le voyageur contribue à la survie de cette coopérative, donc au développement économique de ces communautés. C’est aussi l’opportunité de découvrir un aspect de l’Amazonie méconnu, car le voyageur découvre les chemins (layons) traditionnels empruntés par les Amérindiens depuis des millénaires.

Sénégal : 15 jours
- Dakar- " Itinéraires nomades ".
Séjour dans la communauté Baye Fall et circuit. Ce voyage permet d¹aller à la rencontre d’hommes et de femmes qui ont du mal à se monter en réseau afin de valoriser leurs ressources naturelles pillées par le modèle économique dominant. Ces réseaux qui sont essentiels pour développer une activité et une économie, autonomes et durables.

Guyane Française Suriname :15 jours
- Paramaribo (Suriname) et Saint Laurent Du Maroni (Guyane Française) " Voyage musical au pays des Noirs-marrons ".
Séjour à la rencontre des cultures des noirs-marrons. Avec une remontée du fleuve Maroni. Des musiques encore très peu connues. La présence du voyageur favorisera l’ouverture de ces cultures sur le monde et peut-être de faire interroger les politiques sur la conditions des noirs-marrons, en particulier de trouver une possibilité pour ces populations d¹accéder à une reconnaissance officielle d¹un statut, autrement dit d’accéder à " la citoyenneté ". Pour qu’ils puissent jouir pleinement de leurs droits.

Roumanie : 15 jours
Séjour dans le village de Clejani chez les Tarafs de Haidouck.

Bouriatie : 17 jours
- Oulan Oudé- " La vie au Théâtre aux confins des mondes bouddhique et chamanique ".
Au terme d’une traversée des continents à bord du plus grand train du monde, le Baïkal et tous ses mythes : Irkoutsk, l’Angara, puis sur l¹autre rive, la Bouriatie où Anatoli Baskakov, directeur du Théâtre d’Oulan Oudé et l’un des meilleurs metteur en scène de Russie, accueille le voyageur dans son théâtre, ce qui contribue ainsi à sa survie.

Guyane
Dans les coulisses d’un festival hallucinant : Les Transamazoniennes Imaginez le vertige des côtes d’Amazonie et du vert infini du poumon de la Terre, la forêt amazonienne, des fleuves balaises qui s’enchevêtrent dans une nature surpuissante. La Guyane Française, terre de paradoxe, abrite une mixité unique au monde. Amérindiens, Noirs-Marrons, Créoles, Javanais, Hmongs, Chinois, Brésiliens, Indous, Dominicains, Haïtiens ou encore Métropolitains, tous sont guyanais. La Guyane, creuset d’une flore et d’une faune extraordinaires, est pourtant malmenée par la cupidité de la “civilisation néolibérale”. Orpailleurs qui éventrent et polluent fleuves et forêts, spéculateurs pharmaceutiques qui s’approprient à coup de brevets les terres amérindiennes, projets de routes qui déséquilibrent l’écosystème et tue l’économie locale, tentatives d’un tourisme de masse bêtifiant, institutions corrompues contribuent à l’appauvrissement des richesses, de l’environnement et des cultures “minoritaires” qui subissent, par conséquent, de profondes et alarmantes mutations. C’est au coeur d’une de ces cultures “minoritaires”, durant les Transamazoniennes, que nous vous convions. Ce festival accueille les plus brillants représentants de la jungle culturelle du plateau des Guyanes ainsi qu’une programmation internationale. Les Transamazoniennes ouvrent l’esprit, élèvent l’art en moyen d’expression au service du partage avec l’autre : de l’interculturel pour une société pluriethnique. L’édition 2004 invitera une cinquantaine d’artistes haïtiens afin de commémorer le bicentenaire de l’indépendance d’Haïti.

Cuba : 15 jours

- Santiago de Cuba " Festival de Santiago et carnaval des Caraïbes ".
Ce voyage, favorise le développement de centres culturels communautaires laissés pour compte par le désengagement de l’Etat soumis à des priorités de survie conséquentes au blocus dont la conséquence première est un paupérisme grandissant.

Tibet 2004

Ce voyage s'adresse à ceux qui souhaitent appréhender le Tibet dans sa réalité contemporaine: l'exil, qui se livre à nous, en Inde du Nord puis au Népal. Ensuite, Lhassa ou ce qu'il en reste. A l'image d'un Tibet violé. Et pourtant, au terme d'un vaste périple, des contreforts de l'Himalaya au Pays des Neiges, ce sentiment qu'il s'agit là d'une culture très fragilisée mais bien vivante néanmoins. Elle le restera peut-être, à la condition que l'on s'inspire du meilleur de ce que l'on est, inspiré par nos différentes éducations. On renonce une fois pour toutes à se voiler la face. Le monde est ce qu'on en fait, paraît-il. Faisons donc en sorte, ensemble, ce quelque chose dont nous sommes capables pour le Tibet. Une coopération étroite que nous menons avec le Bureau du Tibet (représentation du gouvernement tibétain en exil) et la communauté tibétaine qui vit en France nous oblige à une autre vision du monde.

D’autres destinations sont en préparation. (Madagascar ; Inde...)

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